Nos idées

Appelant tous ceux et celles qui, révoltés par le règne de l’injustice et de la servitude, veulent s’unir et s’organiser pour l’avènement d’une société nouvelle à nous rejoindre, et ayant toujours comme intérêt premier la défense des droits et de la liberté de tous les peuples, nous fondons notre combat sur les principes suivants:

1. Le renversement de l’Etat, du capitalisme et de la société de classes, et l’instauration d’une Fédération populaire comme volonté suprême. Nous rejetons absolument la République, le parlementarisme et l’organisation autoritaire de la société, ainsi que toutes ses institutions, tels que le Sénat, l’Assemblée Nationale, la présidence de la République, qui devront toutes êtres abolies.

2. La nouvelle société devra fonctionner selon les principes du fédéralisme et de la libre union des individus. Le pouvoir doit être exercé, depuis la base, par les citoyens réunis en conseils populaires. Ceux-ci, d’abord organisés au niveau de la commune, géreraient démocratiquement et directement tout ce qui relèverait de leur juridiction, puis nommeraient des délégués eux-même réunis en conseil cantonaux, départementaux, et ainsi de suite, jusqu’à l’échelle du pays entier au sein d’un grand Conseil Fédéral.

3. Partant de cette rupture radicale d’avec le système oppressif et corrompu actuel, nous refusons de collaborer ou de participer aux instances de l’Etat ou de la société: élections locales et nationales, comités d’entreprises… Refusant les compromis et les arrangements politiciens, nous voulons organiser notre mouvement selon des principes non-autoritaires, favorisant l’horizontalité, le consensus et la prise de décision collective.

4. Face à la finance bourgeoise et aux ravages du libéralisme, et pour permettre l’égalité totale entre tous les citoyens, nous voulons la mise en place d’une économie socialisée, qui seule pourra assurer la production tout en garantissant les intérêts des travailleurs. Elle sera fondée sur la gestion des entreprises par les salariés, la collectivisation des terres et des ressources, l’abolition du salariat et la mise en commun de tous les moyens de production, de gestion et de distribution.

5. L’économie sociale sera planifiée: au Conseil Fédéral reviendra la charge de définir les grands axes de la politique économique du pays, après consultation de toutes les parties concernées; aux conseils populaires la tâche de définir concrètement les moyens d’application de ces politiques dans leur juridiction; et aux comités d’entreprise celle de les mettre en oeuvre. Ainsi, la production sera contrôlée de manière démocratique et coordonnée par l’ensemble de la population. De plus, la répartition du temps de travail entre tous les membres de la population active permettra le plein emploi et de mettre définitivement fin au chômage.

6. De grandes politiques d’action sociale devront également être menées: gratuité des transports et services publics de l’éducation et de la santé, réquisition par la collectivité des logements et bâtiments vides depuis un an révolu, retraite à 55 ans pour tous, et à 50 ans pour les travailleurs des métiers pénibles, etc… Nous disons que le premier rôle d’une société est de protéger les individus qui la composent de la misère et des inégalités, et c’est exactement ce que nous comptons faire!

7. Nous sommes les adversaires résolus du racisme et du fascisme sous toutes leurs formes (antisémitisme, islamophobie, romanophobie), et les combattons partout où ils se trouvent. Face à tous ceux qui veulent semer la division entre les communautés, nous revendiquons sans ambiguïté notre unionisme, considérant qu’un pays ne doit pas être uni par des critères de race, d’origine ou de croyances, mais par une communauté de destin et une volonté collective de servir le bien commun.

8. Notre combat contre le racisme ne doit pas être rapproché de l’hypocrisie et de la lâcheté des organisations « anti-racistes » officielles et subventionnées, qui prétendent lutter contre les discriminations tout en soutenant un pouvoir intolérant et xénophobe. Nous sommes antifascistes parce que révolutionnaires, et nous considérons que seul un changement social et politique radical permettra la fin des inégalités, qui sont le terreau des idées réactionnaires. Aussi, nous sommes radicalement opposés à tous les mensonges conspirationnistes et autres théories du « grand complot mondial », véritables poisons des esprits et alliés  objectifs de la dictature.

9. Le nationalisme doit également être combattu, car non seulement il divise les travailleurs du monde et érige des frontières là où tous devraient être unis, mais il prétend en plus que les classes sociales, oppresseurs et opprimés, devraient mettre de côté le conflit qui les oppose au nom de « l’intérêt national ». Nous répondons qu’être exploité par un patron français ne vaut pas mieux que l’être par un patron étranger, et que les grands défis de notre époque ne pourront être relevés que par l’entente et la coopération de tous les peuples, dans un même esprit de fraternité universelle.

10. La croyance ou non en une religion, quelle qu’elle soit, est un choix individuel et un droit fondamental qui doit être protégé. Mais le maintien de la paix et de l’harmonie entre toutes les confessions exige une lutte sans compromis face à l’extrémisme religieux. Tous ceux qui veulent imposer aux autres leur vision réactionnaire et obscurantiste du monde sont nos ennemis. Nous ne sommes pas anti-religieux, mais anti-intégriste: c’est à la religion de s’adapter à la société, pas l’inverse. Cette défense fervente de la laïcité rejoint notre idéal unioniste; athées, chrétiens, musulmans, juifs… tous unis, tous égaux, voilà la volonté qui nous anime et qu’accomplira la révolution populaire!

11. L’égalité entre les sexes et les genres est l’un des piliers de la société que nous voulons mettre en place, et c’est pourquoi notre mouvement est résolument féministe et anti-sexiste. Le combat contre le patriarcat et pour les droits des femmes (avortement, PMA, lutte contre le harcèlement de rue, etc…) doit être mené avec autant de virulence que celui contre le fascisme. De même, nous luttons pour les droits des personnes homosexuelles, transgenres ou anagenres, et rejetons toute forme de marchandisation ou d’aliénation du corps humain.

12. Nous voulons être à la pointe du combat contre la répression étatique et les violences policières, qui sont les manifestations les plus brutales de l’autorité. Face à cette violence quotidienne, soutenue par une magistrature aux ordres, nous appelons à l’auto-défense et à la solidarité populaire, pour mettre fin à cette dictature aveugle, raciste et meurtrière. Au niveau politique, nous réclamons la dissolution de la police et de la gendarmerie, qui seront remplacées par des forces de sécurité civiles, composées de citoyens élus et révocables, qui agiront au plus prés de la population et au sein de leurs propres quartiers, leurs propres communes. Dans la Fédération populaire, pas de forces de répression: c’est le peuple qui se protège lui-même!

13. Anti-impérialistes et anti-colonialistes, nous proclamons notre solidarité envers tous les peuples qui se battent pour leur liberté et leur indépendance. Nous soutenons les luttes de libération partout dans le monde, en réaffirmant toutefois notre rejet du nationalisme et dans la mesure où ces luttes peuvent amener un changement social positif pour les travailleurs locaux. En France, nous reconnaissons la diversité des peuples qui composent ce pays, et soutenons leurs revendications en matière de langue, de culture et d’auto-détermination.

14. La révolution sociale sera aussi écologique: les désastres environnementaux et climatiques causés par le capitalisme précipitent chaque jour un peu plus l’humanité vers sa propre extinction, et des mesures radicales devront être prises pour inverser cette tendance suicidaire. Ainsi, les critères écologistes entreront en ligne de compte dans la planification économique, et une nouvelle politique sera lancée pour préserver l’Homme et son espace de vie: rétablissement d’une agriculture paysanne, arrêt du nucléaire en cinq ans, investissement massif dans les énergies renouvelables, collectivisation des forêts, etc.

15. L’amélioration de la condition animale sera également à l’ordre du jour. Une charte des droits des animaux sera proposée, et de nouvelles méthodes d’élevage, à mille lieux de la production industrielle et intensive que nous connaissons aujourd’hui, deviendront nécessaires pour garantir la dignité et le bien-être des espèces. D’autre mesures pourront suivre: interdiction de la corrida, chasse à cour, combats de coqs, et de tous les abattages rituels, obligation d’abattre le bétail sur place, fin des tests laboratoires…

Ces principes sont les bases de la réflexion de l’Action Populaire, et les fondements de notre action. C’est sur eux que nous voulons construire une vraie alternative au système, un vrai mouvement social et libertaire; un mouvement jeune, novateur, actif, rebelle, luttant inlassablement pour renverser l’oppression de la bourgeoisie, et pour porter jusqu’à la victoire notre idéal révolutionnaire pour le travail, la justice et la liberté.

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